Pendant toute période postopératoire ou après une intervention nécessitant un repos au lit, le ralentissement du débit veineux augmente le risque de thrombose veineuse profonde. Il s’agit d’une situation très particulière, mais à laquelle ne manquent pas des solutions efficaces.
Dans cet article, nous explorons des stratégies simples, étayées par des preuves cliniques, pour maintenir une circulation optimale et prévenir les complications.
Pourquoi l’immobilité favorise la thrombose
L’immobilité prolongée, bien que souvent sous-estimée, peut facilement compromettre l’efficacité de la « pompe musculaire » du mollet, principal moteur du retour veineux. Lorsque la contraction des muscles est insuffisante, le sang stagne dans les veines profondes, ce qui augmente le risque de caillots. En service, même de petits mouvements comme des flexions et des rotations de la cheville peuvent faire la différence, mais souvent ils ne suffisent pas à contrer le danger.
C’est pourquoi il est essentiel de reconnaître le problème à temps et de prendre des mesures qui visent également à prévenir, plutôt que de se fier exclusivement au repos complet.
Voyons donc quelques solutions pour contrer le problème.
Stratégies de mouvement passif et actif
Même dans des conditions de repos au lit, il est possible de stimuler la circulation avec des exercices ciblés: commencer par des flexions plantaires et dorsales de la cheville, continuer avec des rotations lentes dans le sens horaire et antihoraire, puis passer à des contractions isométriques des muscles du mollet, en maintenant chaque tension pendant environ cinq secondes. Ces gestes simples, répétés plusieurs fois par jour, contribuent à réduire la stagnation veineuse.
Lorsque les conditions le permettent, planifiez de courtes pauses debout ou, si autorisé, quelques pas assistés par le personnel infirmier ou le kinésithérapeute.
Le support de la compression graduée
La compression graduée repose sur un principe simple: exercer une pression maximale sur la cheville qui décroît au fur et à mesure que l’on remonte vers la cuisse, favorisant ainsi le flux sanguin de bas en haut.
Le port de bas anti-thrombose fabriquées avec des fils bactériostatiques et des traitements antimicrobiens peut réduire le risque d’infections cutanées et limiter la formation de mauvaises odeurs, améliorant ainsi le confort pendant toute la durée du séjour.
Après avoir consulté votre médecin, évaluez l’utilisation de modèles cliniquement testés, en les utilisant dès les premiers stades de l’hospitalisation et en les portant selon les indications du personnel médical. Cette aide discrète et non invasive s’intègre parfaitement aux manœuvres de mouvement, complétant une stratégie préventive efficace.
Toutes les chaussettes anti-thrombose n’offrent pas le même degré d’efficacité: il existe des versions moyennes basses, autobloquantes et monocollants, chacune indiquée en fonction du siège à traiter et du niveau de compression requis.
Conclusion
Faire face au risque de thrombose en hospitalisation ne signifie pas renoncer au repos, mais plutôt intégrer de bonnes pratiques de mouvement avec des solutions techniques ciblées.
Les exercices de flexion, rotation et contraction isométrique des chevilles stimulent la circulation et représentent le premier pressage préventif. En même temps, l’utilisation de chaussettes à compression graduée offre un soutien constant, contribuant ainsi à réduire la stagnation et les complications potentielles.
